Nous aussi, nous voulons des élections libres et transparentes !

17 juillet 2011

A entendre les revendications, certes justifiées mais un peu exagérées, de certains compatriotes, nous avons comme l’impression que tous les membres de la majorité ne seraient pas également soucieux du devenir de notre pays en général et de la bonne organisation des futures échéances électorales en particulier.

Nous aussi, nous disons comme Paulette Oyane Ondo et Jean Christophe Owono Nguema, encore membres du PDG : ça suffit comme ça !

Non seulement « ça suffit comme ça » parce que depuis des mois, sous tous les styles d’écritures, nous avons mis en exergue tous les comportements obscurs et déviants de certains hommes se réclamant de la majorité qui refusaient volontairement de mettre en application le projet de société l’Avenir en confiance.

Mais aussi parce que, effectivement, la situation actuelle semble donner l’impression d’être confronté à un dilemme cornélien : la question de la biométrie qui n’est plus réalisable techniquement dans les temps disponibles vient, à cause de quelques petits calculs politiciens anti-républicains, porter l’anathème sur le président de la République qui avait pourtant montré toute sa bonne volonté à doter notre pays d’un système électoral innovant devant lui garantir une plus grande transparence.

Espérons qu’avec la complexité du contexte en présence, orchestrée par la décision appréciée et appréciable de la Cour Constitutionnelle, ceux qui traitaient nos propos de « pamphlets » et « d’attaques injustifiées » à l’endroit du premier ministre sauront reconnaître une fois pour toutes que chacun à son expertise et sa place auprès du chef de l’Etat. Par conséquent, nous faisons partie de ceux qui pensent qu’il est fondamental de prévenir que de guérir.

Aussi, nous demandons à ceux là chez qui, l’esprit  visionnaire ou analytique dans le domaine politique semble répondre absent : comment aujourd’hui pouvons nous guérir du mal, un peu trop bien enraciné, qui ne cesse de ronger notre majorité mais surtout continue d’asphyxier incessamment le président de la République ?

S’il y a une chose particulière que nous retiendrons de Zacharie Myboto, c’est l’utilisation appropriée qu’il fait assez souvent du proverbe disant : « la vérité est fille du temps ». Et nous y sommes. Pierre Mamboundou Mamboundou, cette nouvelle ombre politique du Gabon qui est allée encore faire de l’ombre au chef de l’Etat, a été clair dans son propos au sujet de l’intérêt de la mise en place de la biométrie dans le processus électoral au Gabon: « le président de la République a été égal à lui-même ».

C’est dire qu’Ali Bongo Ondimba n’a pas changé de positions dans sa volonté d’avoir des élections libres et transparentes dans notre pays. D’autant plus qu’il a été témoin, comme nous d’ailleurs, des conséquences dramatiques engendrées par des crises post électorales dans plusieurs pays amis et voisins. De ce fait, nous ne pouvons nous empêcher de dire la vérité et rien que la vérité. La courtisanerie ne faisant pas partie de notre agenda, nous ne saurons en faire usage, qu’en déplaisent ses thuriféraires que nous savons déjà éphémères.

De plus, Omar Bongo Ondimba ne disait il pas déjà en son temps que les courtisans sont comme les mouches à merde ? Qu’ils se poseront toujours sur la dernière crotte pondue.

Par conséquent, Ali Bongo Ondimba, comme bien d’autres, mérite la vérité.

Et, c’est par la voix de Pierre Mamboundou, nouveau tampon de service, entre le Chef de l’Etat et ses amis de l’opposition, qu’Ali Bongo Ondimba a fait passer le message clair que la question de la biométrie n’a pas échoué à son niveau. C’est l’occasion de rappeler que la gestion du Gabon n’est pas l’affaire d’une seule personne. C’est un travail de groupe. Mais hélas, la chaîne d’union se brisa, une fois de plus et certainement la fois de trop, aux mêmes endroits. C’est pourquoi nous disons aussi : ça suffit comme ça.

Enfin, face aux enjeux du concept « ça suffit comme ça » conduits par la société civile désormais positionnée, nous craignons la posture  impartiale de cette organisation, que nous risquerons dorénavant de nommer « la société (op) positionnée ». En effet, l’erreur minime de communication et de positionnement pouvant devenir une faute par démonstration des experts, peut remettre en cause le combat qui devrait en principe regrouper tous les fils et toutes les filles du Gabon et ce, quelque soit le bord politique ou le rang social.

Pourquoi avoir organiser une rencontre avec les symboles du concept « ça suffit comme ça » au siège de l’Union Nationale, parti de l’opposition ? Devrait on penser ou espérer que la prochaine rencontre se fera au sein et au siège du Parti Démocratique Gabonais pour que toutes les tendances politiques puissent manifester leur intérêt pour la question présentée en urgence par tous?

François Ondo Edou, dont nous contestons les propos nauséabondes et incohérents tenus à Bitam à l’endroit de son « frère », le ministre René Ndemezogho Obiang, rappelait que dans la vie « tout est symbole ». Et ce ne sont certainement pas les cadres d’Akiéni siégeant dans le milieu politique gabonais et qui souhaitent le départ de leur député qui pourront nous dire le contraire. Donc, que Marc Ona Essangui et ses acolytes prennent garde aux actes dangereux qu’ils posent. Lorsqu’un combat se veut juste et impartial, l’espace d’expression choisi devrait traduire cette neutralité de manière naturelle.

Car, nous aussi, comme Ali Bongo Ondimba et avec vous, nous voulons dire « ça suffit comme ça ».

Par Télesphore OBAME NGOMO

 

 

Réponse au texto de Petit Lambert OVONO sur les élections législatives 2011

17 juillet 2011

Le vendredi 15 juillet 2011, Petit Lambert OVONO (PLO) a tenté d’abuser psychologiquement les quelques lecteurs de ses textes en feignant d’instaurer un dialogue démocratique sur nos propos publiés le jeudi 14 juillet 2011 sur la question de la biométrie et les conditions d’organisation d’une élection libre et transparente dans notre pays comme le souhaite de tous ses vœux le Président de la République, Ali Bongo Ondimba.

Tout d’abord, il est important de rappeler à PLO, pourtant docteur en quelque chose que, les écrits signés du nom d’un individu n’engagent que cette personne et non les différentes organisations auxquelles il pourrait appartenir. Par conséquent, la grossière assimilation que PLO fait aux propos de Télesphore OBAME NGOMO, qui reste un citoyen gabonais libre, exprime une volonté autre que celle de construire un dialogue entre les deux hommes. De ce fait, il est inconcevable que PLO s’adonne à un jeu inutile et futile quand son interlocuteur propose une vision structurée, réaliste et réalisable mais surtout républicaine.

Ce type d’amalgame volontaire, dont nous avons très rapidement démasqués les vices, ne pouvait qu’interpeller notre volonté de mettre au plus vite sur le  droit chemin certains individus subitement sanctifiés après avoir minutieusement lubrifié le système qu’ils pourfendent à longueur de journée. Aussi, il est opportun de dire que les situations que nous vivons aujourd’hui ne sont que les conséquences logiques de l’excès de zèle des nouveaux producteurs de la diversion assis inconfortablement dans une forme d’opposition stérile, disons le au passage. Alors, c’est l’occasion d’inviter PLO à ne pas mêler le PDG, cette entité politique et publique aux valeurs nobles, aux propos d’un citoyen libre.

Dans le même état d’esprit que les observations qui précèdent, nous rappelons à PLO qu’il est souvent impertinent de prendre des raccourcis lorsqu’on souhaite sérieusement abreuver les débats qui touchent la vie de nos compatriotes. Il en va justement de notre crédibilité auprès de ceux qui nous lisent, citoyens gabonais ou citoyens d’ailleurs.

Ce n’est pas toujours en utilisant un vocabulaire ringard pour exprimer ses états d’âme sur la forme de gouvernance au Gabon que les choses pourront changer ou pourrons s’améliorer. Déjà faudrait il que PLO commence à s’attarder sur les questions essentielles.

De plus, il n’est nullement surprenant d’observer une attitude jusqu’auboutisme injustifiée de la part d’un certain nombre de compatriotes face aux actes républicains posés par Ali Bongo Ondimba. Tout n’est certainement pas parfait, comme dans tous les autres pays d’ailleurs, mais nous devons au moins avoir la capacité de reconnaître la pertinence des initiatives constructives du président de la République lorsqu’elles vont dans le sens du dialogue et de l’intérêt de la Nation.

Et cet imparfait réparable des dernières concertations, nous l’avions souligné moult fois. Il faisait référence à l’absence de l’Union Nationale. En d’autres mots, nous avons fortement regretté dans nos différents écrits les décisions épidermiques prises à l’endroit de l’Union Nationale qui a été le grand absent des concertations politiques organisées par le Chef de l’Etat. Cependant, nous avons confiance en l’avenir et à l’amélioration du contexte politique.

Ensuite, à la question de PLO, qui peut être naïf de penser qu’une action peut être menée sans l’aval du président de la République au Gabon, nous répondons tout simplement, peut être l’auteur de la question.

En effet, nous nous souvenons que Clémence Mezui, porte parole de la Présidence de la République, avait dans un verbe osé, livré publiquement la position du Chef de l’Etat sur la question des déguerpissements à Libreville. Celle-ci disait clairement que l’action menée par le gouvernement n’entrait pas dans le cadre des missions confiées par le Président de la République au gouvernement.
Puis, pour trouver à nouveau une réponse à la question posée, il ne serait de trop que de citer, l’activisme perturbateur de certains membres de l’Union Nationale qui ne respectent pas les décisions prises par les administrations publiques du pays. Le contentieux, semble t-il selon Zacharie Myboto, serait sur la table du Conseil d’Etat. Pourquoi ne pas faire preuve de sagesse et d’attendre le verdict ?

Commettrons nous un parjure si nous invitons PLO à lire l’article 8 de la Constitution ?
En plus, dans notre article intitulé « Pour les législatives 2011, la biométrie n’est plus possible : le temps stratégique d’Ali Bongo est il compté ? », il n’était nullement question de faire une quelconque offense au premier ministre ou au ministre de l’intérieur. Par conséquent, il était inutile que PLO veuille susciter une polémique inféconde lorsque nous voulons être force de propositions pour nos responsables. C’est pourquoi, c’est avec un état d’esprit constructif que nous présentons à nouveau à PLO les différents points importants qui ont ponctué notre propos :

  1. Nous invitions le ministre de l’Intérieur à prendre acte de la décision de la Cour Constitutionnelle et de commencer à préparer les élections pour fin 2011,
  1. Nous proposions au ministre Ndongou d’organiser une concertation de la classe politique pour mieux organiser les élections législatives : revoir le fichier électoral, réorganiser la commission électorale et rénover le code électoral,
  1. Nous souhaitions la levée de la dissolution de l’Union Nationale pour éviter les actions clandestines de l’opposition et pour préparer l’après élection.

N’est ce pas des propositions républicaines concrètes ? Pourquoi toujours vouloir vendre une science nauséabonde au monde quand certains compatriotes tentent d’apporter une pierre constructive aux problèmes du Gabon.

C’est à croire que la crise politique qui grandit dans notre pays sert les intérêts de certains ou justifie leur existence.

Puis, au Chef de l’Etat, nous faisions les propositions suivantes :

  1. Qu’il instruise le gouvernement d’apaiser le climat politique,
  1. Qu’il tienne un discours historique après les nouvelles concertations avec la classe politique en y faisant ressortir : une hauteur de vue (arbitre), un sens républicain. En invitant à plus de transparence et au respect du vote des citoyens. En ouvrant le jeu électoral à toutes les forces politiques et en prenant en compte la nouvelle configuration politique et les rapports de force en présence.
  1. Qu’il fasse ce discours serein et républicain quelques jours avant le début de la campagne en annonçant publiquement qu’il présidera avec la nouvelle représentation nationale.

  Encore une fois de plus, n’est ce pas une contribution positive à la construction ou à la recherche d’un apaisement dans notre pays ? Ces propositions ne tranchent elles pas avec le ramassis ou la collection d’injures puérils qu’on peut lire par ci et par là ?

Finalement, nous restons convaincu que, quelque soit le travail accompli par le Président de la République et tout le bien qu’on peut y dire, quelque soit l’apport qu’on peut proposer pour parvenir à un Gabon émergent, certaines mauvaises langues ensorcelées de l’opposition n’y verraient qu’un moyen de vociférer à nouveau.

C’est pourquoi, nous leurs disons solennellement que leur silence serait préférable à leurs critiques stériles car, l’abondance de paroles inutiles ne serait qu’une preuve d’infériorité mentale.

Par Télesphore OBAME NGOMO

 

 

 

 

Pour les législatives 2011, la biométrie n’est plus possible: le temps stratégique d’Ali Bongo est il compté?

14 juillet 2011

A force de laisser quelques hommes impopulaires et incompétents de notre majorité faire la pluie et le beau temps sur des questions pourtant très importantes telle que la préparation des élections législatives avec un système à caractères biométriques, nous sommes dorénavant réduits à prendre acte des exigences du peuple gabonais et de l’incapacité du gouvernement à pouvoir y répondre. Cette situation complexe tend à conduire notre pays inexorablement vers le chaos si des mesures républicaines ne sont pas au rendez vous. Et c’est le moins que l’on puisse dire quand on a tous été témoin des évènements qui ont plongé la Côte d’Ivoire dans une semi guerre civile.

Est ce le spectacle macabre que nos dirigeants souhaitent offrir à notre beau pays ?

Il faut quand rappeler publiquement que cela fait maintenant quelques années que la question de la biométrie subit une négligence volontaire sans nom de la part des tenants du pouvoir. Hier, c’était André Mba Obame sous Omar Bongo Ondimba qui refusait délibérément d’installer cet outil susceptible de garantir un minimum de transparence dans les différents processus électoraux. Aujourd’hui, sous Ali Bongo Ondimba et malgré ses injonctions nées des différentes concertations avec la majeure partie de la classe politique, c’est Jean François Ndongou et le chef du gouvernement qui décidèrent de jongler maladroitement sur cette question fondamentale alors que le contexte politique national et international a brutalement changé.

De quoi ont peur les tenants du pouvoir quand à chaque fois il s’agit de transparence et du respect des droits du peuple gabonais?

A ce jeu de dupe inintéressant voire débile, le peuple gabonais ne pouvait mieux espérer que la décision de la Cour Constitutionnelle qui par devoir républicain ne s’est pas inscrite dans la logique des théories jadis usitées. C’est pourquoi, la publication de sa décision fracassante a surpris plus d’un, surtout nos amis de la majorité. On pouvait d’ailleurs entendre dans certains couloirs privés bien introduits : « Mborantsouo et ses pairs nous ont eu » oubliant même que la Cour Constitutionnelle demeure avant tout une institution publique au service du peuple.

Effectivement, en observant de plus prêt la position de la Cour Constitutionnelle, il n’y avait aucun cas de force majeur pouvant justifier le report des élections législatives. Il fallait à tout prix arrêter l’inconscience grandissante de ces hommes chargés de gérer ce dossier déjà bien fragilisé et mettre le gouvernement de Paul Biyoghe Mba face à ses responsabilités. D’ailleurs, on se demande bien comment va-t-il s’en sortir ?

La hauteur prise par Marie Madeleine Mborantsouo et ses pairs a coupé cette chaîne d’union boiteuse et profanée qui ne devait plus imposer ses lois et règles en temps qu’elle marginalisant celles de la République. Angèle Assélé avait pourtant bien chanté : « Aujourd’hui les données ont changé ».

Et voici que nos membres du gouvernement sont contraints de creuser deux fois plus leur ciboulot pour trouver une solution qui éviterait le Gabon de plonger dans le précipice de l’Histoire. Pourtant, le premier ministre et ses collaborateurs disposaient d’un temps considérable pour que la question de la biométrie soit régler une fois pour toute. Rappelons tout de même que, dès la fin de l’élection présidentielle anticipée d’août 2009, la problématique évoquée ci-dessus avait été au cœur des priorités de la classe politique dans sa majorité. Ce ne sont pas Ban Ki Moon et Nicolas Sarkozy qui pourront dire le contraire.

Aujourd’hui, il est techniquement devenu impossible d’introduire le système biométrique dans le jeu électoral dans les temps qui nous sont impartis. Autrement dit, les différentes étapes exigées par la mise en place de la biométrie sollicitent un certain nombre de préalables. Ils sont même connus de la prophétesse Ayo. Nous pouvons d’ailleurs aisément vous les citer : le recensement du corps électoral, l’enrôlement de chaque électeur pour son indentification biométrique, le traitement informatique des différentes données, la production des cartes d’électeurs biométriques, la distribution desdites cartes et toutes les vérifications nécessaires pour limiter toutes formes de contestation.

Or, pour chacune des étapes citées, il faudrait compter au moins deux voire trois mois. Une marge de manœuvre extrêmement serrée, qui en plus ne se prive pas d’étrangler brutalement le gouvernement. Disons que le mois de novembre 2011pourrait être le pire que le ministre de l’intérieur, Jean François Ndongou alias Jeff, pourrait connaître.

Face à cette situation délicate, ce dernier, malgré son air de sainteté, n’a plus d’autres choix: démissionner très rapidement ou accepter de se libérer intelligemment de cette bombe susceptible de lui exploser entre les mains à tout moment.

Mais qui en veut autant à ce grand charmeur du gouvernement, pourtant sage bonhomme? Louis Gaston Mayila semblerait ne pas être trop loin de la réponse, alors qu’il parle.

Tout compte fait, nous ne nous faisons aucun doute que Jean François Ndongou ait déjà pris acte de la volonté du peuple, de la décision de la Cour Constitutionnelle et du verdict des techniciens sur les délais exigés par la « simplicité » que demande la mise en place de la biométrie dans le processus électoral. Ce qui veut dire qu’il ne restera plus au ministre de l’intérieur qu’à refiler judicieusement le « mort né » à son vrai propriétaire s’il souhaitât encore sauver le pays, et pourquoi pas, lui avec.

Cependant, la question se veut tout de même persistante : qui serait ce prétentieux suicidaire politique qui, devant témoins, a osé offrir malicieusement un tel cadeau venimeux au ministre de l’intérieur pourtant initié au Bwiti?

Avant de découvrir l’heureux élu de cette interrogation cynique, il serait opportun que Jean François Ndongou organisât de sérieuses concertations républicaines avec la classe politique de notre pays. Car, de ces rencontres devraient en principe émerger un fichier électoral crédible malgré l’absence de la biométrie, un code électoral complètement rénové et une commission électorale objective et patriotique telle que l’avait récemment proposé le Réseau des Organisations Libres de la Société Civile pour la Bonne Gouvernance (ROLBG).

Ensuite, le ministre de l’Intérieur devrait, au nom de sa démarche précitée qui se veut logique et cohérente, lever la décision de la dissolution de l’Union Nationale.

En effet, sa sincérité, sa crédibilité et sa réelle volonté d’apaiser le climat politique en dépendent. D’autant plus que, les actions clandestines que mène le parti de Zacharie Myboto sont extrêmement dangereuses pour la consolidation d’un état de droit. Nous constatons qu’elles échappent totalement à tout contrôle administratif, ce qui est nocif pour notre majorité. Or, pour affronter stratégiquement son adversaire, il est toujours intéressant d’avoir une traçabilité de ses différents mouvements. C’est d’ailleurs ce qui semble  justifier les échecs des mesures prises par le gouvernement à l’endroit des responsables de ce parti politique et les tensions vives qui sévissent dans le pays.

Par cette décision courageuse et salutaire de Jean François Ndongou en concertation avec l’ensemble de l’exécutif, nous pouvons être garanti que notre pays repartirait sur de nouvelles bases, une fois les législatives passées.

Avec ces actes posés par le successeur d’André Mba Obame qui a visiblement hérité d’un portefeuille ministériel à problèmes, celui ci pourra dorénavant se targuer d’une quelconque virginité politique en plus de se vanter d’un bilan probant dans un des ministères les plus complexes au monde. Aussi, nous ne nous faisons pas l’ombre d’un quelconque doute que, comme un certain nombre d’acteurs politiques de notre pays, Jean François Ndongou pourra considérablement remonter dans l’estime de ses compatriotes sans avoir eu recours à une séance endiablée de Bwiti.

Ainsi, le ministre de l’intérieur aura su avoir l’attitude républicaine qui cadrerait parfaitement avec les attentes de nos populations et celles du Président de la République. Ce dernier ayant à cœur le maintien de la paix dans notre pays et la concrétisation des différents axes de notre projet de société, l’Avenir en confiance.

Enfin, après avoir accompagné Jeff de Mandji dans cette quête d’apaisement, Ali Bongo pourra prendre davantage de hauteur en organisant une meilleure concertation politique. Durant celle-ci, toutes les forces vives de la nation pourront enfin se retrouver. C’est alors qu’il mettra fin une fois pour toute aux stratégies rafistolées sur les lesquelles certaines prostituées politiques de notre pays voulaient surfer pour espérer récolter une minable crédibilité aux yeux du peuple et qu’il a pourtant toujours combattu dans son élan de rénovateur. D’ailleurs, ce ne serait pas un abus de langage si on venait à confirmer que ces rencontres à l’odeur vicieuses donnaient plus l’impression de vouloir humilier l’Union Nationale qui semblait rire aux éclats des stratagèmes infructueux du pouvoir.

C’est dans cette démarche véritablement républicaine puisée des profondeurs intellectuelles de « Missele Eba », qu’Ali Bongo Ondimba pourrait parvenir à se confectionner une légitimité encore plus consistante. Et c’est sans inquiétude, sous la plume reconnue et appréciée de Guy Rossatanga Rignault que le Chef de l’Etat devra asseoir cette approche par un discours historique sur la nécessité de vivre une élection libre et transparente, sur le respect par tous des règles du jeu électoral ouvert à toutes les forces politiques de notre pays et sur la prise en compte de la nouvelle configuration politique et des rapports de force en présence.

Il serait souhaitable que cette prise de parole publique du président de la République intervienne quelques jours avant le début de la campagne électorale. Ce sera aussi l’occasion pour Ali Bongo de dire publiquement à ses compatriotes que, quelque soit leur choix, il présidera avec la nouvelle représentation nationale qui aura pour mission première la concrétisation du projet « Gabon émergent ».

Par Télesphore OBAME NGOMO

 

 

Guy Nzouba Ndama et Luc Marat Abyla renforcent l’opposition contre Ali Bongo

6 juillet 2011

A force de chercher Paulette Oyane Ondo, on finit par croiser Ali Bongo Ondimba.

En effet, Guy Nzouba Ndama et Luc Marat Abyla ont certainement volontairement oublié qu’Ali Bongo Ondimba est le président de tous les gabonais quelque soit leur bord politique ou leur origine sociale. C’est dire que faire la chasse à un de ses compatriotes comme cela semble être le cas avec Paulette Oyane  Ondo, il ne pouvait que tomber sur l’homme qui a pour mission la destinée de tout le peuple gabonais.

Il nous paraît de plus en plus difficile de comprendre pourquoi tant d’acharnement sur Paulette Oyane Ondo, pourtant députée PDG.

La raison officielle qui ressemble plus à un gros montage extrêmement mal pensé et bonne à servir aux cancres de la République serait que Paulette Oyane Ondo et son collègue Jean Christophe Owono Nguema n’auraient pas voté la réforme constitutionnelle tel que l’avait présenté la majorité. Belle ironie politique.

Rachida Dati n’est elle pas en guerre ouverte avec François Fillon sur la députation dans le 7ème arrondissement de Paris ? A-t-elle pour autant été exclue de l’UMP ? Non ! Jean François Copé qui ne compte plus ses désaccords avec l’exécutif français, n’a-t-il pas au delà des divergences enregistrées bénéficié d’une promotion qui fait de lui aujourd’hui le secrétaire général de la première force politique française ? A méditer.

Quoi de plus honorable pour la majorité de faire valoir les différences ou les divergences d’opinions qui expriment le caractère démocratique existant en son sein quand à longueur de journée l’opposition version Zacharie Myboto et ses sbires nous définit comme étant un conglomérat de dictateurs et d’imposteurs? Pourquoi donner du grain à moudre à Jean François Rougou, le provocateur national ?

Guy Nzouba Ndama et Luc Marat Abila viennent une fois de plus, et certainement la fois de trop, de rater une occasion en or d’offrir une autre image au PDG et à la majorité. En agissant comme ils l’ont fait tout en tentant toujours de s’y confondre dans le cas Paulette Oyane Ondo, Jean Christophe n’étant plus trop de la partie ou de moins en moins cité, on comprend que le vrai problème avec la députée contestée et rejetée est ailleurs.

Espérons que l’intelligence, l’élégance et la fragrance dont la députée jouit naturellement ne soient pas à l’origine de ses malheurs au moment où nous constatons avec regret et de plus en plus que les raisons évoquées publiquement ne bénéficient d’aucune consistance et d’aucune substance convaincante. Au contraire, elles réconfortent et confortent l’opposition qui n’est déjà pas facile à gérer.

Une seule question s’impose dans ce genre de situation : les soit disant parrains, amis, parents et camarades d’Ali Bongo Ondimba veulent ils réellement l’aider dans son ambition de faire du Gabon un pays émergent ?

Avec tout le scandale nationale et internationale servi par l’affaire Paulette Oyane Ondo, cette dernière est redevenue une vraie icône dans notre pays et principalement dans le domaine de la justice gabonaise. Nous constatons de plus en plus que tous les citoyens gabonais qui ont un litige avec le pouvoir se tournent désormais, et aisément vers cette avocate dynamique qui n’a pas l’intention de cautionner les humiliations dont elle a été victime par certains tenants du pouvoir de plus en plus appelés à faire valoir leurs droits à la retraite et vomis par leurs circonscriptions électorales.

C’est dire que les gymnastiques politiques de ces temps derniers livrées par Guy Nzouba Ndama et Luc Marat Abyla ne devraient nullement garantir leurs investitures par le parti d’autant plus que leurs électeurs semblent être de moins en moins favorables à leurs candidatures. Pour le premier, son ambition de vouloir se présenter à la commune de koula Moutou est animée par cette peur de perdre aux prochaines législatives. En plus, les populations de cette circonscription ont vu en cet acte d’abandon comme une trahison supplémentaire de leur député.

Mais, dans le cas de la députation à la commune, Jean Massima n’a pas encore dit son dernier mot car il reste avant tout député de Koula Moutou.

Pour ce qui est du second, le décès d’Omar Bongo Ondimba est la pire des choses en laquelle il peine à faire le deuil car ce dernier fut son principal soutien. Maintenant que va-t-il se passer ? Omar n’étant plus, Jean Boniface Asselé affûtant ses armes, Patience Dabany positionnant son dispositif…Requiem politique à célébrer : Marat trinquera t-il ?

Face à ce qui précède, nos deux camarades devraient s’assujettir à l’idée que désormais, les choses ne pourront se faire comme elles se faisaient du temps d’Omar Bongo Ondimba. Son successeur, Ali Bongo Ondimba est dans une autre dynamique voire un autre paradigme. Ce qui voudrait dire qu’avant de poser leur acte, Guy Nzouba Ndama et Luc Marat Abyla auraient dû bien affiner leur stratégie énervante surtout quand on sait qu’ils ont en face d’eux une dame de fer dénommée Paulette Oyane Ondo dont nul n’ignore la fierté, la pugnacité et la combativité.

Avec les différents évènements et les prises de positions des uns et des autres affichées ces dernières semaines, il serait dans l’intérêt de la majorité de résoudre pacifiquement ces désaccords humains et non professionnels par le dialogue qui demeure un des fondements de notre parti. Se séparer d’un profil aussi séduisant que celui de Maître Oyane Ondo serait synonyme d’une auto flagellation politique et publique surtout que le Nord du Gabon n’est pas la partie qui nous est la plus favorable.

Que Guy Nzouba Ndama, en plus, qui n’a toujours rien dit de convaincant sur la disparition « non mystérieuse » des 7 milliards 920 millions de francs CFA et Luc Marat Abyla nous laissent avancer vers plus de démocratie avec des personnages d’avenir comme Paulette Oyane Ondo. Il en va de la crédibilité de l’axe 1 du projet de société l’avenir en confiance du président de la République, Ali Bongo Ondimba.

Nous n’avons pas besoin d’une opposition encore plus forte mais d’une majorité mieux ragaillardie.

Par Télesphore OBAME NGOMO

 

 

 

 

 

La polygamie, un délit légalisé à combattre

24 juin 2011

Nombreux sont les bandits de la République assis au sommet de l’Etat qui trouvent tous les moyens ou les arguments ridicules pour justifier la polygamie qui n’est rien d’autres qu’un délit, un vol.

En effet, de même que le vol d’un objet appartenant à autrui est condamnable et condamné, la législation gabonaise devrait rapidement évoluer en considérant dorénavant la polygamie comme étant un délit légalisé à éradiquer.

Aussi, c’est sans aucun doute que nous affirmons que si un homme épouse une seule femme, il n’en mourra pas. Cependant, s’il en épouse plusieurs, il est sûr d’être à l’origine d’un chapelet de problèmes. A cette liste, on pourrait déjà enregistrer les problèmes personnels qui touchent la santé de ce truand sexuel (hypertension en général et toutes autres maladies dues au stress permanent), puis il y a les problèmes d’ordre généraux que sont le manque de temps nécessaire pour éduquer la ribambelle d’enfants accumulés, comme ils aiment à le faire, la carence ou l’insuffisance de moyens financiers pour assurer une vie décente à ces progénitures qui n’ont rien demandé, l’incapacité d’inculquer un certain nombre de mécanismes visant à bâtir ou à conserver l’unité, l’entente et la cohésion du fait des tensions permanentes et récurrentes dans les foyers, l’augmentation de la pauvreté et des enfants de la rue quand les géniteurs ne trouvent plus leurs repères de pères, et les éternels problèmes de maladies sexuellement transmissibles diverses et variées, etc.

Autant de difficultés qui sont causées par la polygamie dans notre pays.

Avec le phénomène du VIH/SIDA et le fléau du fétichisme/ vampirisme qui sévissent au Gabon, il serait plus que temps que l’Etat prenne ses responsabilités en arrêtant rapidement la complaisance qu’il offre sans modération à l’épidémie de la polygamie qui fait autant de victimes que le paludisme si pas plus. Au-delà des aspects sanitaires et sociaux engendrés par la polygamie, il y a la dimension psychologique problématique suscitée par cette vieille habitude assassine.

Les conséquences de ce vol organisé sont : de nombreuses familles divisées, des milliers d’enfants dont les vies sont brisées, un nombre conséquent de femmes déshumanisées et brutalement abusées, des irresponsabilités qui ne se comptent plus et des hommes qui circulent en toute impunité après avoir savourer indécemment leur simple volonté de faire du mal à autrui à travers une soif sexuelle hélas de courte durée. Cela ne peut plus continuer.

A l’heure où le monde entier est sensé célébrer la journée de la veuve après celle de l’enfant africain, il serait temps que les pratiques d’un autre âge, qui ne se justifient que par la gourmandise sexuelle de certains, divorcent rapidement avec le mode de vie moderne qui exige l’utilisation de nouveaux codes afin de construire une société gabonaise forte.

Comment peut on espérer réussir à mettre un terme à la problématique de la veuve et de l’orphelin si on ne tue pas à la racine l’une des causes majeures à l’origine de ce phénomène ?

Comment peut on vouloir freiner l’évolution des cas de transmission du VIH/SIDA si on tolère ou on encourage de manière légale la corruption sexuelle ?

Comment peut on espérer avoir un tissu social fort lorsqu’on accepte de valider un mode de pensées et d’actions basés sur les ragots, les critiques inutiles et futiles, la vulgarisation des plans sataniques et diaboliques (ngangaïsme/ charlatanisme), le raffinement des divisions et tensions diverses, le perfectionnement de la mesquinerie… ?

Comment veut-on, dans notre pays, mettre un terme aux grossiers détournements de fonds publics qui creusent sauvagement l’écart entre les extra riches et les super pauvres quand l’Etat permet à un seul homme de dévorer la vie de plus d’une femme ?

Comment peut on chercher ou solliciter la loyauté envers quiconque, y compris l’Etat, quand on accepte de développer des mécanismes qui ne conduisent qu’à l’infidélité, à la tromperie et à la fourberie ?

Comment peut on vouloir faire du Gabon un pays émergent quand on favorise sans état d’âme le vol, d’argent, de mari ou d’épouse ?

La polygamie est une réalité qui ne peut conduire le Gabon à rien de bon sinon à l’entraîner dans un tourbillon de vices. Autrement dit, voler l’homme ou la femme d’autrui, encourager le vagabondage sexuel, parfois sur mineur, est non seulement permis par la loi de notre pays mais surtout mis en application par certaines autorités sensées montrer l’exemple. Ce qui nous amène à nous interroger sur le sens de responsabilité détenu par nos dirigeants. De cette conception des choses, le retard du Gabon trouve une légère explication.

La loi « Nzouba » qui est un véritable fiasco ou un réel mal pour notre pays, du fait de sa légalisation du vol des corps et des cœurs, nous permet de mieux comprendre pourquoi la disparition non mystérieuse des 7 milliards 920 millions de francs CFA à l’assemblée nationale semble ne plus choquer plus d’un. Voici où entraînent des habitudes comme la polygamie : la banalisation du vol qui reste pourtant un délit.

Disons non à la polygamie car cette dernière continue de rester le seul refuge des égoïstes et des briseurs de vie dans notre pays.

Par Télesphore OBAME NGOMO

 

 

Légalisons l’homosexualité au Gabon et égalisons la polygamie et la polyandrie

22 juin 2011

Avec les différentes sorties intempestives et maladroites de certains compatriotes sur des faits sociaux avérés que sont l’homosexualité et la polygamie, il y a lieu de prendre les dispositions légales nécessaires très rapidement afin de ne pas transformer notre pays en une République bananière ou inégale.

En effet, on ne pouvait mieux choisir que la veille de la « journée de la veuve » pour mettre également sur la table des discussions, la question de la légalisation de l’homosexualité et de la polyandrie si l’on ne délégalise pas la polygamie dans notre pays.

Si la notion d’égalité apparaît très rarement dans la Constitution gabonaise, il va s’en dire qu’une modification de celle-ci s’impose à nouveau afin que les populations gabonaises puissent vivre avec leur temps. En cela, nous faisons confiance au courage du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, pour qu’une fois de plus il poursuive sa réforme constitutionnelle dans le but de ne pas laisser notre pays être habité par des considérations ringardes ou machistes qui n’ont pas lieu d’être en ces temps d’humanité et de modernité.

L’égalité qui est définie comme étant le principe qui fait que les hommes doivent être traités de la même manière, avec la même dignité, qu’ils disposent des mêmes droits et sont soumis aux mêmes devoirs, mérite plus de place dans notre espace vital. Autrement dit, la polygamie qui ne cesse de faire du tort dans le tissu familial et social gabonais ne peut plus être toléré quand on trouve tous les arguments nécessaires pour diaboliser la polyandrie. On est ainsi tenté de se poser la question de savoir si au Gabon l’homme serait encore considéré comme étant supérieur à la femme alors que nous vivons au 21ème siècle ?

De plus, dans cette quête permanente d’égalité, il s’y inscrit cette nécessité de pouvoir octroyer ou restituer aux homosexuels leurs droits les plus élémentaires : vivre ensemble et être protégé par la loi. En d’autres mots, la reconnaissance de l’homosexualité comme l’ont été d’autres réalités sociales doit s’inscrire désormais dans un cadre légal. Car, il parait de plus en plus incongru de continuer à se cacher derrière des considérations ancestrales invérifiables ou des acceptions religieuses de moins en moins justifiables et pertinentes d’autant plus qu’un grand nombre de citoyens gabonais ont fait le choix de faire allégeance discrètement à cette pratique, symbole d’affection et de considération mutuelle d’un autre genre.

Disons que dans l’article 13 de la Constitution gabonaise, il est fait référence aux actes de discriminations de type raciale, ethnique ou religieuse tout en omettant le domaine de la sexualité. Une réparation de cette erreur devenant tout doucement une faute semble être de rigueur. Le Gabon ayant ratifié la Charte des Droits de l’Homme ne peut rester en marge de son préambule qui dit que « tous les hommes naissent libres et égaux ».

L’homosexuel gabonais ne serait il pas libre et égal à l’hétérosexuel devant la loi ?

Il est quand même inconcevable que la seule loi populaire qui porte le nom d’un élu extrêmement contesté de nos jours du fait de la disparition non mystérieuse des 7 milliards 920 millions de francs CFA soit celle qui encourage cette overdose de femmes pour un seul homme quand on sait tous les dommages que ce fait social barbare et déshumanisant engendre dans les familles gabonaises.

Non seulement la polygamie est le symbole même de la division, de la méchanceté, de l’injustice, de la rivalité cynique et inique, de la sorcellerie, du vol de cœur et de sexe, de l’émergence ou de la justification de la pauvreté et de tous ses corollaires, de la soumission, de la distribution des maladies notamment le VIH/SIDA, elle reste une des premières causes de la spoliation des veuves et des orphelins. Par conséquent, s’attaquer à cette problématique qui sera célébrée tous les 23 juin de chaque année sans déclarer une guerre sans merci à la polygamie nous semble être un combat voué à l’échec ou soumis à l’inachèvement.

Enfin, dans un pays où le nombre de francs maçons se compte par milliers, il est incompréhensible que des questions qui violent en permanence la notion d’égalité ne soient pas traitées avec une plus grande urgence surtout que la devise de nos cercles philosophiques et ésotériques demeure « Liberté, Egalité et Fraternité ».

Le silence ne peut régner plus longtemps sur ces sujets qui fondent la base même de notre vivre ensemble. C’est pourquoi nous sollicitons l’ouverture très rapidement dans notre pays des débats sur la problématique de l’homosexualité, de la légalisation immédiate de la polyandrie si la polygamie n’est pas délégaliser le plus tôt possible.

Souvenons nous que dans l’axe 9 de notre projet de société l’Avenir en confiance, le candidat président Ali Bongo Ondimba nous promettait de pouvoir faire de l’égalité une réalité et de l’exclusion un fait à combattre. De ce fait, les sujets pour lesquels nous souhaitons instaurer un débat franc entre citoyens gabonais méritent d’être regardés et étudiés avec beaucoup d’attention.

Par Télesphore OBAME NGOMO

 

 

Le coup fatal de Paul Biyoghe Mba aux concertations politiques d’Ali Bongo Ondimba

14 juin 2011

Dans son projet de société « l’Avenir en confiance », le candidat président Ali Bongo Ondimba annonçait qu’il ferait de la concertation politique un mode de gouvernance et qu’il participera activement à la construction de la démocratie dans notre pays.

Aussi, une fois arrivé à la tête de l’Etat, le président de la République mit en application ce projet qui suscita un grand enthousiasme auprès des populations gabonaises. D’où la forte mobilisation de la classe politique et le grand intérêt que ces diverses rencontres enregistrèrent. Hélas, les évènements politiques qui sévissaient au moment de la première rencontre s’imposèrent et ne permirent pas la présence des membres de l’Union nationale, regroupés au sein de l’agence de l’ONU au Gabon. Cette absence se fut malheureusement remarquée et fit perdre à ces concertations politiques un peu de sa saveur en même temps qu’elle offrait indirectement aux membres de l’Union nationale une publicité gratuite.

C’est pourquoi, pour donner plus de quintessence à ces discussions républicaines, il serait pertinent et intelligent à l’avenir que notre majorité puisse chercher à séduire, non pas ceux qui nous sont déjà acquis mais ceux qui semblent encore ne pas comprendre notre vision pour le Gabon. Et ces campagnes de conquête et d’adhésion passeront par un dialogue avec les membres de « l’opposition intelligente et gênante », nous citons particulièrement ceux de l’Union nationale et du Morena version Bengone Nsi car les autres partis de l’opposition « mi figue mi raisin » semblent jouer un équilibrisme politique qui ne participe en rien à l’élaboration d’un véritable développement de notre pays.

En effet, nous sommes de plus en plus nombreux à penser qu’un grand nombre de partis politiques d’opposition ont assisté aux concertations politiques initiées par Ali Bongo Ondimba pour des raisons d’intérêts personnels et non pour des intérêts collectifs. La conséquence la plus visible de cet opportunisme avéré associé à un égoïsme insupportable est que le climat politique dans notre pays ne s’est nullement détendu depuis lors. Or, l’esprit d’une concertation vise d’abord la convergence vers une idée commune qui devrait engendrer inévitablement les germes d’une forme de stabilité. Mais hélas, il n’en est rien.

En plus des acrobaties politiques de cette belle brochette de politicards en qui nous ne percevons aucune sincérité envers le Président de la République et le peuple gabonais, il faut rajouter les éternelles impertinentes stratégies incompréhensibles de Paul Biyoghe Mba. Autrement dit, si nos compatriotes se revendiquant de l’opposition voulaient véritablement le bien du Gabon en accompagnant Ali Bongo Ondimba dans son objectif de réaliser des concertations réussies, ils auraient dû avoir, ne serait ce que, la grandeur d’esprit d’inviter le Chef de l’Etat à plus de hauteur dans le feuilleton « Zacharie Myboto et ses amis boudent ».

C’est dire que mise à part cette absence de lucidité de les pseudos opposants du Gabon, nous pouvons citer les œuvres creuses du premier ministre qui a fait le choix d’exposer et d’aggraver cette manigance contre les gabonais et leur président de la République en décidant d’offrir à la Cour Constitutionnelle un dossier comme il sait le faire, parfaitement vide. Et voici que la question de la biométrie est comparable à une méduse dépourvue de son piquant.

Cette maladresse volontaire du premier ministre vient mettre à nouveau au grand jour sa volonté d’enterrer une fois pour toute la crédibilité du Président de la République et sa détermination à tordre le cou à tous les acteurs politiques qui tenteraient de s’agglutiner autour du premier cercle décisionnel de notre pays. Cependant,  en agissant ainsi, le premier ministre oublie que sa joie ne durera que le temps d’un aller simple, Libreville – Bikele car ses potentiels adversaires ne se laisseront pas faire.

Avec le calendrier qui s’annonce, nous pouvons déjà prédire et soutenir que nous marchons inexorablement vers un avenir incertain à l’heure où la CAN 2012 tente de pointer à l’horizon. Qui acceptera de rester avec un mort né dans les bras au cas où les évènements à venir ne permettraient pas d’organiser ce rendez vous sportif tant attendu par les africains: l’opposition alimentaire  conduite par Pierre Mamboundou Mamboundou ou le chef du gouvernement, Paul Biyoghe Mba?

Face à cette situation, nous pouvons imaginer la gymnastique politique inutile à laquelle vont s’adonner nos pseudos opposants afin de tenter de sauvegarder la légère crédibilité qu’ils possèdent injustement grâce à quelques inconditionnels qui préfèreront mourir politiquement, les armes à la main. En d’autres termes, ces vendeurs d’illusions aguerris refuseront d’assister aux prochaines invitations du président de la République pour essayer de se sauver la face. Ce qui ne pourra que réjouir Paul Biyoghe Mba dont le projet est de ne pas voir Ali Bongo Ondimba prendre encore plus de place sur l’échiquier politique de notre pays.

Le fond du mal qui accablait notre premier ministre était que les rapprochements entre Ali Bongo Ondimba et certains hommes politiques du Gabon ne puissent arranger son ambition de demeurer premier ministre jusqu’en 2016 ou de constituer un obstacle à son projet présidentiel connu uniquement que par quelques introduits. En d’autres mots, paul Biyoghe Mba craignait fortement qu’un nouveau dispositif se mette en place au détriment de sa volonté inavouée mais démasquée. Par conséquent, ce ne sera certainement pas lui qui fera des efforts pour que puisse éclore à nouveau le chapitre des concertations politiques d’Ali Bongo Ondimba.

De ce fait, nous constatons que la majorité dispose désormais d’une marge de manœuvre extrêmement serrée. Ce qui nous invite à souhaiter un rapprochement quasi immédiat avec les partis d’opposition devenus responsables et qui ont de plus en plus une forte influence sur la population. Cette réalité étant le fruit des incohérences politiques de certains leaders se disant de l’opposition et les actions impertinentes du gouvernement de Paul Biyoghe Mba. C’est pourquoi, nous affirmons qu’il ne sert plus à rien de miser sur des sprinteurs complètement essoufflés et carbonisés par leurs multiples instabilités politiques.

Enfin, nous observons que Paul Biyoghe Mba est dans une logique qui semble ne pas être confuse : se positionner comme le potentiel successeur d’Ali Bongo Ondimba.

Tout d’abord, en faisant croire au Chef de l’Etat qu’il est l’homme fang le mieux placé pour l’accompagner et le protéger d’éventuelles attaques qu’il commandite à longueur de kilomètres entre Bikele et Libreville. Puis, il met à profit son statut de premier ministre afin de s’attirer les faveurs des populations au détriment de la consolidation de la légitimité d’Ali Bongo Ondimba. Enfin, Paul Biyoghe Mba veille personnellement à ce que toutes tentatives de réconciliation (négociation) entre l’opposition sérieuse et le Chef de l’Etat puisse aboutir à un échec.

De cette stratégie vicieuse sortie des arcanes de  Bikele, il n’y a qu’Ali Bongo Ondimba qui trinquera à la grande satisfaction de son premier ministre. Les nombreuses erreurs incompréhensibles du gouvernement mises sous la responsabilité d’Ali Bongo Ondimba en sont une preuve concrète. On ne peut plus claire, Paul Biyoghe Mba a bien réussi son coup. L’esprit des concertations politiques initiées par Ali Bongo Ondimba est désormais en lambeau.

Par Télesphore OBAME NGOMO

 

 

 

 

 

 

 

Usurpation au sommet de l’Etat : Sylvia Bongo Ondimba demeure l’épouse d’Ali Bongo Ondimba, le président de la République

10 juin 2011

Contrairement au reportage attristant et mensonger présenté aux yeux des américains et du monde entier sur le Gabon et son président, il est impératif de préciser un point très important : Sylvia Bongo Ondimba demeure la seule et unique épouse d’Ali Bongo Ondimba, le président de la République.

En effet, dans ce mini reportage incomplet et qui résume assez étrangement la vie au Gabon, on pouvait observer la caricature insupportable qui présentait madame Inge Lynn Collins comme étant l’épouse du Chef de l’Etat gabonais. Or, il n’en est pas le cas. C’est l’occasion de restituer la vérité avant que ce gros montage médiatique, aux allures d’une commande financée, continue de susciter le trouble dans l’esprit des personnes mal informées et d’alimenter les débats qui ne font pas des problèmes des gabonais une véritable priorité.

Voulant souiller ou profaner l’image d’Ali Bongo Ondimba jusqu’à la lie, car aucune autre intention ne se dégage de cet acte lorsqu’on visionne ce documentaire même avec des yeux de profanes au monde de la communication, les médias américains ont accepté de se prêter à un jeu improductif  et impertinent qui fait le choix de servir la futilité au détriment de l’essentiel. C’est alors que ces proxénètes de l’information ont fait fi de la séance de travail très importante que Sylvia Bongo Ondimba a eu avec les responsables de l’ONU/SIDA en faveur des gabonaises et des gabonais pour nous présenter les envies matérialistes et capricieux de madame Inge Lynn Collins. Est-ce cela le sens d’une communication productive ?

Nous ne pouvons nous empêcher de croire un seul instant que ce dérapage médiatique n’ait pu offrir un instant de bonheur aux détracteurs du Président de la République ou qu’il n’ait pas pu leurs donner l’impression de l’avoir affaibli. Cependant, nous regrettons que cet investissement inutile et futile ne soit toujours pas parvenu à modifier comme d’un coup de baguette magique les difficultés qui minent les populations du pays. Il aurait certainement été plus judicieux de mettre cette énergie mais surtout ces sommes d’argent colossales dépensées au service des populations que ces manipulateurs publics prétendent aimer.

Plus que jamais nous percevons de mieux en mieux les priorités de certains ennemis de notre pays. Aussi, nous précisons que ces distractions de mauvais goût ne nous empêcherons pas de concentrer toutes nos énergies en vue de la concrétisation des ambitions clairement affichées par le président de la République fortement soutenu par son épouse, Sylvia Bongo Ondimba.

De plus, les œuvres réalisées par cette dernière n’ont de cesse de modifier positivement et progressivement le quotidien de nos compatriotes. D’abord la distribution de matériels médicaux divers et variés dans tous le pays, les séances de formations et d’encadrement aux différentes associations qui accompagnent les populations gabonaises, les mesures de prévention contre le paludisme qui fait plus de ravage que le VIH/SIDA, les évolutions conséquentes et concrètes au sujet du problème de la veuve au Gabon, la distribution de milliers d’ouvrages scolaires en vue de la réussite de nos enfants, le soutien au financement de nombreux projets porteurs, la protection des populations de l’univers carcéral, la vulgarisation du patrimoine culturel gabonais, etc.

Un véritable « collector » d’actions humanitaires et sociales qui mériterait plus d’être présenté à la face du monde par rapport aux fantasmes d’une relation consommée et consumée.

Enfin, un sage proverbe nous apprend que « même si le lièvre est ton ennemi, reconnais au moins qu’il court plus vite que toi ». En d’autres termes, même le profil de Sylvia Bongo Ondimba, l’épouse du président de la République semble ne pas séduire certains compatriotes emprisonnés par des raisons inavouées parce que inavouables, la réalité voudrait au moins qu’on lui reconnaisse le bien être et les bienfaits qu’elle apporte volontairement et gratuitement aux populations gabonaises. Ce qui justifie notre profonde indignation face à cette usurpation de haut niveau et nous invite à lui porter notre soutien.

Par Télesphore OBAME NGOMO

Et si le Secrétaire Général de la présidence, Laure Olga Gondjout, étalait davantage ses aptitudes ?

9 juin 2011

Il ne serait nullement un abus de langage que d’affirmer que Laure Olga Gondjout, secrétaire général de la présidence de la République, fait partie des membres les plus influents du dispositif du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.

Promue à la tête du palais du bord de mer, Laure Olga Gondjout dont l’histoire et l’historique ne sont plus à présenter, reste une femme dynamique et écoutée. Autrement dit, qu’on apprécie son action au sein du pouvoir ou pas, on fait le constat qu’elle parvient toujours à tirer avec brio son épingle du jeu. Ce qui est tout en son honneur si l’on s’appuie sur les propos issus des rarissimes instants éclairés de Paul Mba Abessolo qui disait : « le chasseur doit toujours pointer son arme sur les mouvements du gibier s’il souhaite l’atteindre ». Ce que semble faire avec aisance Laure Olga Gondjout malgré les innombrables et belles peaux de bananes qui jonchent son parcours professionnel et politique.

Francisco Goya disait : «  le sommeil de la raison engendre des monstres ».

Dans le cadre de la présidence de la République, il était devenu extrêmement inquiétant d’assister à un foisonnement de dérapages publics du domaine de la communication présidentielle malgré la présence de Laure Olga Gondjout à la tête de cette administration publique. Or, nous savons qu’elle dispose d’une grande expérience et de nombreuses aptitudes dans le monde de la communication capables d’offrir au peuple gabonais et à ceux du monde entier, une autre image de la communication présidentielle que celle qui nous a été maladroitement et grossièrement offerte récemment.

Bien heureusement, comme le dit le proverbe : «  tout vient à point à celui qui s’y attend », une newsletter moderne, riche en informations et agréable à lire, inspiré par les premières autorités du palais du bord de mer vient de gommer brutalement les erreurs gravissimes de communications commises par certains collaborateurs du chef de l’Etat. Ce chef d’œuvre, non loin des points de presse instructifs et intéressants organisés par Guy Bertrand Mapangou, ancien porte parole du président de la République et actuel ministre délégué au budget, est à saluer et à encourager. Il a l’avantage d’offrir une certaine lisibilité de ce qui se fait dans la majorité et d’informer de manière professionnelle les citoyens gabonais de la diaspora.

Avec ce support de communication publique, nous saurons de manière très précise, qui fait quoi, où, quand et comment dans notre majorité. Il ne devrait plus être question pour la présidence de la République de désavouer publiquement et maladroitement le gouvernement, ou au parti majoritaire d’exprimer continuellement son mécontentement face aux immobilismes ambiants et patents dans notre pays. Les informations publiées dans la newsletter nous édifieront plus clairement sur le travail de chaque partie de la majorité (présidence, PDG et gouvernement).

A César ce qui est à César et à Laure Olga Gondjout ce qui est à LOG. De même qu’elle a dû assumer les dérives de ses collaborateurs en tant que leur responsable, de même elle mérite d’être réhabilitée et encouragée après la sortie de cette action positive en faveur de la pédagogie de la politique menée par le président de la République.

Cependant, nous déplorons le silence complice qui accable, peut être maladroitement, le secrétaire général de la présidence quant aux évènements politiques qui perturbent la quiétude et la stabilité de notre pays.

En effet, Laure Olga Gondjout, après avoir été nourrie et abreuvée de la sagesse et du parcours politique de Paul Gondjout son illustre père, figure emblématique de la vie politique gabonaise, et travaillée de nombreuses années aux côtés du défunt président Omar Bongo Ondimba, dispose des atouts nécessaires pouvant lui permettre de jouer un rôle central dans la résolution des mouvements politiques tumultueux qui sévissent au Gabon. Ainsi, elle accompagnerait encore mieux le président de la République, encadré dans un magma politique inquiétant.

De plus, pour ne pas lui jeter l’anathème injustement par notre méconnaissance des procédures et des services souterrains très souvent en intense activité, nous osons espérer qu’elle y joue un rôle d’apaisement déterminant sous le contrôle d’un anonymat stratégique.

Il serait dommage et inadmissible que notre pays puisse sombrer dans le chaos alors qu’il dispose de ressources humaines qualifiées et expérimentées non négligeables. Et sur cette liste de compétences expérimentées, nous pouvons affirmer que le secrétaire général de la Présidence, n’émerge pas encore à la case des absents.

Par Télesphore OBAME NGOMO

 

 

 

 

Ministère de l’habitat : une mesure pas moins dangereuse

4 juin 2011

Dans notre précédent article intitulé « Ministère de l’Habitat : il n’y a eu ni TsunAli, ni licenciement, juste une remise en ordre des choses », nous avons eu la délicatesse de préciser qu’en dépit de son caractère courageux, la mesure prise par le conseil des ministres délocalisé était également dangereuse. Et ce, sur plusieurs plans.

Tout d’abord, le fait de « mélanger les serviettes et les torchons » de ce ministère ne sera jamais perçu comme une mesure de bon goût pour tous ceux qui s’estiment lésés ou injustement condamnés. En effet, le ministère de l’Habitat est avant tout, un ministère technique. Autrement dit, il a un nombre non négligeable de citoyens y travaillant qui ne répondent qu’à des problématiques techniques. Ils ne sont nullement dans la chaîne décisionnelle. Par conséquent, leur mission de simples exécutants ne peut justifier la mesure globale prise par le conseil des ministres de Koula Moutou mais surtout le retard ou l’absence de concrétisation sur l’affaire « étrange » des cinq mille logements par an.

Puis, sur le plan humain, cette décision vient froisser l’intégrité et la fierté de plusieurs cadres de ce ministère qui ont toujours servi l’Etat avec abnégation et loyauté. Ce qui veut dire que les mettre tous à la même enseigne ou remettre également les « présumés innocents » des crimes financiers du ministère de manière arbitraire à la fonction publique suscitera des frustrations qui seront très difficiles à réparer.

Et notre regard politique sur cette décision nationale coûtera bien cher à notre majorité d’autant plus que le temps pour rattraper les dégâts posés ne joue nullement en notre faveur. Surtout que la Cour Constitutionnelle venant sans surprise et bien heureusement de prouver à travers sa décision, sa volonté d’améliorer son fonctionnement en rejetant le report demandé par le gouvernement en concertation avec « nos amis » politiques de la majorité. On peut évidemment affirmer que Marie Madeleine Mborantsouo a perçu l’importance et la pertinence des messages qui lui ont été présentés. Ne dit on pas qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas ?

Un électorat qui vient encore une fois de plus grossir les rangs de l’Union Nationale qui se semble désormais se présenter comme les véritables défenseurs des causes nationales. Du vrai pain béni pour Myboto Zacharie et son ami Mba Obame André qui ne se sont certainement pas privés de savourer un bon champagne après une telle manne politique imprévue. De quoi se tirer les cheveux dans la majorité face à un changement pourtant nécessaire mais trop brutal et très mal commandé. Une chose est sûre, le conseil des ministre de Koula Moutou restera dans les annales politiques comme étant le symbole de la boulette politique.

Ensuite, sur un plan stratégique, il aurait été plus judicieux qu’une enquête soit menée au préalable afin de connaître exactement les raisons qui justifieraient le blocage d’une poussée de terre des cinq mille logements par an promis par le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.

Ce n’est qu’à la suite de ce travail fait en amont que le conseil des ministres aurait pris les mesures qui s’imposent. Mais hélas, la démarche faite à l’envers invite à comprendre le véritable but recherché même si notre article du 2 juin 2011 s’efforçait de rester positif tout en précisant l’existence de zones d’ombre dans cette mesure. C’est l’occasion de se demander que font les conseillers spéciaux et les conseillers du Président de la République ? N’ont pas vu la  dangerosité de cette mesure telle qu’elle a été présentée au peuple?

A ce stade des calculs politiciens officieux, le ministre de l’habitat n’a pas d’autres choix que de miser fortement sur une clarté irréprochable dans les enquêtes qui vont s’ouvrir très bientôt. Il est tant que chacun prenne ses responsabilités et porte sa croix dans notre pays. Jadis nous pensions que l’esprit de la Lopé avait su bâtir une véritable solidarité gouvernementale, mais la réalité en est toute autre, surtout quand on voit le Premier Ministre acculé et lynché publiquement son propre ministre. Il faut alors se poser de nombreuses questions claires mais surtout constater que le bateau a déjà pris trop d’eau. Il est certainement venu le moment de le vider en commençant par ceux qui constituent les plus gros boulets.

Bien qu’il est souvent dit qu’il vaut mieux tard que jamais, il est quand même assez surprenant que Blaise Louembè, que nous n’excusons nullement de ses erreurs dans ce chantier et dont nous ne sommes pas les avocats, soit mis sur la place publique alors que le projet des cinq mille logements par an existe depuis la campagne présidentielle et que ce dernier avait pourtant eu un prédécesseur qui a bien fait 15 mois à ce ministère sans qu’il ne soit interpellé pour rendre compte de la question des logements promis. Or l’actuel ministre a moins de 6 mois à la tête dudit ministère et déjà les pressions et les décisions se font drastiques. Cette présentation publique du problème nous amène à croire qu’il existerait d’autres raisons inconnues pour le moment sous la table. Mais la vérité étant fille du temps, nous disons : qui vivra verra. Bref…

Etant donné qu’en 2010, aucune maison n’a émergé, le peuple gabonais est en droit de se demander : où est passé le budget du ministère de l’habitat cette année là ? Qu’est ce qui a réellement été réalisé à la hauteur du budget alloué ? En d’autres termes, qu’a-t-on fait avec l’argent du contribuable en matière de logement en 2010 ? Espérons que cette affaire entraînera la condamnation des coupables et qu’elle ne soit pas négligée ou banalisée comme la disparition « non mystérieuse » des 7 milliards 920 millions de francs CFA à l’assemblée nationale.

Autant d’inquiétudes justifiées et de questions pertinentes bien que dérangeantes qui nous amènent à dire qu’à force de chercher Blaise Louembé, on finira par bousculer les nombreux cadavres qui infestent les placards secrets de la République. Ce qui n’est pas plus mal pour notre pays.

Osons espérer que la décision brutale voire excessive de remettre de l’ordre au ministère de l’habitat nous révélera des choses très graves. Que ceux qui ont des yeux voient et des oreilles entendent. Cependant, nous invitons notre majorité à une révision de cette mesure disproportionnée, comme celle du 14 octobre 2010, en réintégrant tous les agents du ministère de l’habitat qui ne participent en rien à la chaîne décisionnelle mais que soient poursuivis tous les corrompus qui y règnent.

Par Télesphore OBAME NGOMO

 

 

 

 

 

 

 

 

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